FAQ
Quel diagnostic énergétique choisir ?
Sous la dénomination diagnostic énergétique, un bureau d'étude peut vous proposer des prestations très différentes.
Vous devez vous poser un certain nombre de questions et y répondre avant de commander votre étude :
Question n°1 : combien d'économies d'énergies souhaitez vous faire ?
Aujourd'hui, la technologie nous permet de faire beaucoup de choses. Construire des bâtiments à énergie positive, instrumenter et piloter tous les équipements de manière très fine, installer des récupérateurs d'énergies et même de devenir producteur d'énergie avec le photovoltaïque. Ce qui va vous limiter est généralement votre capacité d'investissement, la disponibilité de vos installations et le retour sur investissement acceptable pour vous.
Question n°2: avez vous des contraintes de productions ou continuité de services (peut-on arrêter pour faire des travaux) ?
Si nous proposons une solution qui stoppe une machine plusieurs heures, voir plusieurs semaines, pouvez vous l'accepter ? De même pour une rénovation thermique de locaux.
Question n°3 : quelle est votre capacité d'investissement ?
Êtes vous capable d'investir dix mille, cent mille ou un million d'euros ! Si une solution d’économie d’énergie est rentable au bout de 4 ans mais nécessite une sortie de trésorerie de plusieurs centaines de milliers d’euros, pouvez vous la financer ou emprunter ?
Question n°4 : quel est le retour sur investissement (ROI) maximum que vous acceptez ? Un an, deux ans, cinq ans, dix ans ou plus ?
Si vous n'acceptez que des solutions énergétiques avec un ROI < 2 ans nous concentrerons votre diagnostic énergétique sur la conduite, la maintenance, la régulation et le réglage des paramètres de votre installation.
Si vous n'acceptez que les solutions énergétiques avec un ROI < 5 ans, nous pourrons ajouter à l'étude les solutions de renouvellements d'équipements de moyenne puissances (compresseurs, groupes froids, pompes, moteurs), les installations de régulations plus performantes (GTC, GTB), les changements de technologies d'éclairages, la récupération de chaleur à l'aide d'échangeurs.
Si vous acceptez les solutions avec un ROI autour de 10 à 15 ans, nous pourrons envisager les rénovations d'équipements lourds (chaudières, fours...) ainsi que les rénovations thermiques de l'enveloppe des bâtiments.
Ce paramètre sera différent si vous êtes propriétaire, locataire, industriel ou autre.
Question n°5 : devez vous réaliser des travaux de rénovations, des renouvellements d'équipements, des mises au normes règlementaires ?
Une solution d’économie d’énergie n’aura pas le même intérêt si vous la couplez avec des travaux rendus indispensables pour d’autres motifs (mise en conformité règlementaire, équipement en fin de vie, construction neuve…)
Il est donc impératif de savoir et connaître quels sont les travaux que vous comptez faire dans les prochaines années, indépendamment des économies d’énergies.
Ceci permettra de plus insister sur les actions d’économies d’énergie qui sont les plus probables.
Question n°6 : mesures ou pas mesures dans les diagnostic énergétiques ?
La mesure ponctuelle en diagnostic énergétique :
La mesure ponctuelle en diagnostic énergétique est réalisée pendant les visites avec des appareils légers et portatifs. Elle est quasiment obligatoire car elle permet de vérifier les valeurs de réglages des appareils (température d’une pièce, température d’eau chaude, luminosité, vitesse d’un flux d’air…). Elle n’entraine quasiment aucun surcout à l’audit.
La mesure sur une période en diagnostic énergétique :
La mesure sur une période en diagnostic énergétique consiste à poser des enregistreurs pour mesurer les variations d’un paramètre sur une période significative d’une semaine ou deux.
Cette mesure périodique permet de contrôler la régulation, les définitions de périodes horaires et le pilotage des installations.
Cette mesure périodique permet aussi de détecter des talons (des appareils qui produisent alors que tout est arrêté ou un débit de fuite).
Cette mesure coûte cher car :
- il faut souvent beaucoup d’instruments à poste (mobilisation importante de matériel, un enregistreur / capteur par départ ou branche)
- il faut venir deux fois (une pour poser les instruments de mesures et l’autre pour les récupérer)
- il faut décortiquer et interpréter les mesures
Un tel dispositif peut servir à cartographier de manière plus précise un site. Attention cependant, suivant la période, cette mesure peu ne pas être révélatrice.
De plus, il existe souvent beaucoup de mesures déjà enregistrer sur site en continue :
- l’électricité
- l’eau
- le gaz
et d’autres réalisées par des organismes de contrôle ou la maintenance :
- contrôle des chaudières
- rechargement des fluides des groupes froids
- manomètre et débitmètres locaux
- sous compteurs.
La mesure en continue en diagnostic énergétique :
La mesure en continue en diagnostic énergétique consiste à monitorer les départs de fluides ou les gros appareils à l’aide de capteurs / transmetteurs qui enregistrent les données.
Le coût est extrêmement élevé de l’ordre de 1000 €/point auquel il faut ajouter l’analyse des résultats.
Conclusion sur la mesure en diagnostic énergétique :
Pour conclure, utiliser la mesure à bon escient et ayez ce type de ratio en tête avant de demander une instrumentation lourde :
- mesure ponctuelle et répartition des consommations à l’aide de méthodes empiriques (1000 à 1500 €) pour tout le site
- mesure sur une période de deux à trois semaines (300 à 400 € par point de mesure, il vous en faudra surement 10 à 15)
- mesure en continue avec télétransmission des données (1000 € par point de mesure, il vous en faudra 10 où 15)
Ne pas connaître la consommation du chauffage ou de l’éclairage à 5% près ne nous empêche pas de proposer des solutions et de calculer un retour sur investissement.
Question n°7 : faut-il réaliser des simulations thermiques numériques ?
Il existe trois types de simulations thermiques numériques :
La simulation Diagnostic de Performance Energétique (DPE) ou 3CL :
Cette simulation n’est réalisable que pour les bâtiments d’habitation (immeubles, appartements ou maisons).
Le DPE d’un immeuble tertiaire se fera à partir des factures d’énergies et non pas à partir d’un algorithme de calcul.
La méthode 3CL a définie par convention un pourcentage de répartition des pièces (Chambre, cuisine, salle de bain…) pour une maison type de 100m2. La méthode 3CL affecte un scénario de chauffage à chacune des pièces et déduit la consommations conventionnelle que devrait avoir l’habitation (A, B, …F) exprimée en kWh/m2.
Le DPE n’a d’intérêt que si vous voulez louer ou vendre un logement d’habitation, ou si vous êtes un établissement recevant du public (ERP).
La simulation thermique numérique statique ou aussi appelée étude thermique règlementaire RT :
La simulation thermique RT, va calculer à partir d’un algorithme nommé TH-CE, la consommation conventionnelle d’un bâtiment.
Le logiciel réaliser une comparaison élément par élément et globale de la conformité du bâtiment à la réglementation thermique en vigueur.
Cette étude thermique permet de déterminer un certain nombre de paramètres comme le Cep ou la TIC (température Intérieure de confort).
Une simulation thermique règlementaire n’a d’intérêt que si vous souhaitez réaliser une rénovation lourde de votre bâtiment (supérieure à 15% du prix et à 1000 m2).
Le coût d’une étude RT va de 3000 € à 15000 €.
La simulation thermique numérique dynamique :
La simulation thermique dynamique va déterminer la consommation énergétique d’un bâtiment en fonction de scénarios de conduites.
- Combien je consomme si j’éteins le chauffage la nuit et je relance le matin ? Comparaison avec le scénario de ne pas laisser la température descendre en dessous de 15°C la nuit.
- Quelle est l’incidence de fermer les volets ou pas ?
- Quelle est l’incidence si je renforce l’isolation du toit mais avec mon type d’utilisation (horaires, températures) ?
Cette simulation n’a d’intérêt que si vous voulez comparer plusieurs scénarios de conduites ou de rénovations avec vos paramètres de chauffe et horaires d’utilisations.
Question n°8 : faut-il faire une thermographique du bâtiment ?
La thermographie est un très bon outil de diagnostic. Il permet de repérer :
- les zones où l’isolation est détériorée
- les infiltrations et humidité
- les infiltrations d’air
- l'embouage des radiateurs
Généralement, l’auditeur, si les conditions climatiques le permettent (différence de température intérieur/extérieur, vent, pluie…), réalise ces inspections durant l’audit.
Vous pouvez demander une inspection thermographique plus détaillée avec :
- inspection de tous les murs, portes, fenêtres et toitures
- mise en évidence des ponts thermiques
- mise en évidence des faiblesses de l’isolation extérieure.
Une inspection thermographique détaillée donnera lieu à un rapport complet (anomalies constatées ou pas).
Une inspection thermographique simple est généralement comprise dans le diagnostic énergétique de base, si vous souhaitez une inspection systématique du bâtiment, il faut alors le préciser.
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